Au Royaume-Uni, la réponse du gouvernement de Keir Starmer à la guerre en Iran suscite des réactions critiques. Outre les questionnements, surtout à droite, sur le refus initial du dirigeant travailliste britannique de s’engager immédiatement aux côtés d’Israël et des Etats-Unis, l’allié privilégié depuis un demi-siècle, les reproches se multiplient sur l’apparente impréparation de la Royal Navy. Le Dragon, un de ses six destroyers attendus pour sécuriser la base militaire britannique d’Akrotiri, à Chypre, visée par plusieurs drones iraniens les 1er et 2 mars, n’avait toujours pas quitté la base de Portsmouth (Hampshire), dimanche 8 mars.

Il s’agit pourtant d’un des navires de guerre les « plus performants au monde » pour la défense aérienne, s’enorgueillit le ministère de la défense britannique – il peut lancer huit missiles en moins de 10 secondes –, mais il ne devrait pas lever l’ancre avant une semaine, précisait la BBC, samedi 7 mars. En comparaison, la Grèce a envoyé des renforts au large de Chypre juste après les attaques de drones. Madrid n’a pas hésité longtemps, pas plus que la France : le porte-avions français Charles-de-Gaulle se trouve en Méditerranée depuis vendredi 6 mars, et la frégate Languedoc a atteint le large de Chypre, dès le 3 mars. Le président de la République français, Emmanuel Macron, se rend sur l’île, lundi 9 mars, pour exprimer la « solidarité de la France » avec ce pays de l’Union européenne.

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