Avec moins de 700 000 naissances chaque année en France, la natalité et la fécondité reculent. Une tendance qui s’observe au niveau mondial. Parmi les multiples causes, l’augmentation de l’infertilité masculine et féminine. La France compte 3,7 % des naissances par procréation médicalement assistée (PMA), soit environ un enfant sur trente. Stéphane Viville, responsable de l’unité de génétique de l’infertilité des hôpitaux universitaires de Strasbourg, membre du comité exécutif de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), décrypte les enjeux actuels de la PMA.
En France, le taux d’accouchement par transfert d’embryon se situait entre 11 % et 28 % en 2023, selon les techniques, les caractéristiques des patients, etc., d’après l’Agence de biomédecine. Des chiffres un peu en dessous de la moyenne européenne – située à environ 19 % – et inférieurs aux pays les plus performants, comme la Norvège, la Suède et le Danemark, entre 21 et 26 %, selon l’ESHRE. Certes, ce taux n’évolue guère, mais les progrès ont été considérables depuis le premier bébé-éprouvette en 1982.