Le ministre de l’économie et des finances Roland Lescure a défendu, dimanche 4 janvier, la position de la France qui s’est exprimée en deux temps, la veille, au sujet de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une opération américaine.

Emmanuel Macron est la cible de critiques, en particulier à gauche, pour avoir posté samedi soir un message sur X saluant la fin de « la dictature de Nicolas Maduro » sans évoquer les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien. Plus tôt, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot avait, lui, condamné une opération qui « contrevient » au droit international et estimé qu’« aucune solution politique durable » dans le pays « ne saurait être imposée de l’extérieur ».

« On peut se réjouir de la fin d’un dictateur. On peut aussi évidemment regretter la manière, la méthode, et on l’a fait hier par la bouche de Jean-Noël Barrot », a souligné M. Lescure lors de l’émission « Questions politiques » (France Inter, France Télévisions, Le Monde).

Selon M. Lescure, « la communication du président de la République est complémentaire de celle qui prévalait quelques heures auparavant dans la bouche du ministre des affaires étrangères ». Il a estimé que M. Macron a par ailleurs affirmé que « c’est la démocratie qui doit prévaloir » au Venezuela et que c’est « la voix du peuple qui doit s’affirmer dans la suite, y compris en passant sur la gestion des réserves pétrolières », convoitées ouvertement par Donald Trump.

« Face à des coups de force qui ont tendance à être un peu permanents, il faut à la fois rappeler son attachement au droit international, mais se préparer à un monde dans lequel c’est la force qui tend à prévaloir », a synthétisé M. Lescure.

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