L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, le 26 janvier, ne concerne pas uniquement les adolescents. Pour être appliquées, les mesures de contrôle de l’âge doivent en effet être également respectées par les adultes. Tour d’horizon des choses qui vont probablement changer.
Dans le calendrier souhaité par le gouvernement, toute nouvelle création de compte sur un réseau social devra faire l’objet d’une vérification de l’âge à partir du mois de septembre. Les plateformes seront ensuite chargées de vérifier l’âge de l’ensemble de leurs utilisateurs déjà inscrits avant la fin de l’année 2026.
Sur la manière de procéder, la loi n’impose pas d’outil spécifique. Les autorités recommandent juste d’utiliser des méthodes dites en « double anonymat », considérées comme protectrices de la vie privée : c’est un organisme tiers (société spécialisée, opérateur téléphonique…) qui se charge d’analyser votre pièce d’identité.
Chaque plateforme pourra choisir un outil différent, mais il y a de fortes chances qu’à terme, l’application développée par la Commission européenne, en cours de test, s’impose un peu partout, en France comme en Europe.
Dans la plupart des cas, les utilisateurs n’auront besoin de vérifier leur âge qu’une seule fois. En revanche, si vous souhaitez consulter un réseau social sans y être connecté – par exemple regarder une vidéo YouTube sur un ordinateur partagé – il vous faudra probablement prouver que vous avez bien plus de 15 ans à chaque connexion.