Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, l’organisation Etat islamique au Sahel (EIS) a mené une attaque sans précédent au Niger. Elle a visé une cible symbolique, censée être l’un des lieux les mieux sécurisés de la capitale : l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. L’attaque a ensuite été maîtrisée par des forces armées se trouvant sur place. En effet, la zone aéroportuaire abrite également la base militaire 101, où étaient stationnées des forces françaises et américaines avant leur départ du pays, respectivement fin 2023 et en 2024, intimé par les militaires à la tête de l’Etat.

Désormais, des soldats nigériens s’y trouvent, environ 300 militaires italiens [seuls Occidentaux encore présents militairement au Niger] , ainsi que des Russes du groupe Africa Corps, nouveaux partenaires de Niamey, qui ont été chaleureusement remerciés par le chef de la junte au pouvoir pour leur riposte face aux assaillants. Lundi, le ministère des affaires étrangères russe a confirmé l’implication de ses forces. Le bilan officiel – impossible à vérifier de source indépendante – est de quatre militaires blessés, vingt assaillants tués et onze autres arrêtés. Héni Nsaibia, chercheur à Acled, une organisation qui documente les conflits par de l’analyse de données, estime que l’emprise géographique de l’organisation Etat islamique (EI) ne cesse de s’étendre.

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