D’après les informations du Monde, une série d’erreurs et de négligences a entraîné la remise en liberté de quatre détenus incarcérés pour « meurtre en bande organisée » et « association de malfaiteurs » sur fond de trafic de stupéfiants. La cause de ces défaillances qui font tousser jusqu’à la chancellerie ? L’erreur de classement d’une pièce de procédure, lourde de conséquences : l’anéantissement de six mois d’une enquête considérée comme prioritaire par la brigade criminelle de la police judiciaire (PJ) parisienne.

L’affaire avait débuté le jour de la fête nationale 2024 au 57, rue Robespierre, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Dimanche 14 juillet, à 15 h 20, Mamadou B., un trentenaire, est abattu par des tueurs en scooter Honda à deux pas de la cité de la Capsulerie. Si ce « four », surnommé le « Rungis du cannabis », est réputé comme le plus rentable d’Ile-de-France, avec un chiffre d’affaires hebdomadaire d’environ 50 000 euros, la victime n’a aucun lien avec le trafic qui s’y déroule. Saisie des investigations, la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris penche assez rapidement pour une méprise pure et simple des tueurs. Mamadou B. a été confondu avec leur cible initiale, le responsable de la sécurité de ce florissant point de deal.

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