Langue, diffuseurs, genre et forme… Les séries de la semaine, qui vont du polar en forêt française au thriller psychologique en banlieue américaine, en passant par un couvent de drôles de nonnes, se distinguent par une belle variété et par leur capacité à offrir un peu de répit en cette époque pour le moins anxiogène.

Un prologue sans grande scène, sans révélation glaçante ni suspense, voilà qui tranche avec l’ordinaire des séries de plateforme. D’autant qu’il est aussi question, dans les premières minutes de DTF St. Louis, d’un pénis – pas de doute, on est bien sur HBO. C’est peut-être ce détail saugrenu – Floyd a un pénis courbé – qui va faire qu’une amitié improbable se noue entre un présentateur météo star de Saint-Louis, Clark (Jason Bateman), et son nouveau coprésentateur en langue des signes, ledit Floyd (David Harbour).

Entre deux barbecues en famille et deux séances de sport entre collègues, la bromance se cristallise sans surprise autour de l’ennui conjugal et de la frustration sexuelle, et d’une application de rencontre à laquelle Clark convainc Floyd de s’inscrire. Le charme et les motivations ambiguës de Carol (Linda Cardellini), l’énigmatique épouse de Floyd, achèvent d’ouvrir la boîte de Pandore des fantasmes des deux banlieusards, et de ce triangle névrotique surgit l’une des critiques les plus originales et stimulantes qu’on ait vues récemment sur le grand flou des relations amoureuses et sexuelles d’aujourd’hui.

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