Autour de François Bayrou, les langues se délient. Le premier ministre, empêtré dans une tempête politique et économique qu’il a lui-même provoquée par sa décision, annoncée lundi 25 août, de recourir à un vote de confiance à l’Assemblée nationale, le 8 septembre, est désormais confronté aux critiques sur sa méthode. Une vague de doute voire de réprobation a gagné l’exécutif et les parlementaires, pris au piège de cette décision dont ils mesurent encore mal les répercussions sur la suite du quinquennat d’Emmanuel Macron.
« François Bayrou continue sa mission qui est d’expliquer aux Français pourquoi il a pris cette décision… une décision un peu étrange et inattendue », a commenté, mercredi sur TF1, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas. Comme la quasi-totalité des ministres, l’ancienne sénatrice Les Républicains des Yvelines a été tenue à l’écart de cette décision tonitruante, prise au cœur de l’été par le locataire de Matignon. « C’est un choix délibéré de créer la surprise. Il y a quelque chose d’un peu bravache chez lui. L’homme a de l’orgueil », constate une autre ministre.