« Quand il faut choisir entre travailler pour chauffer son appartement et aller en amphi, c’est vite fait : on choisit son appartement. » Clara (le prénom a été modifié à sa demande), 21 ans, est en 5e année à la faculté de médecine et de pharmacie de Rouen. Son emploi du temps se partage entre cours, stage et emploi en officine. Au total, cela représente près de 52 heures par semaine. « Je n’ai pas pris de vacances depuis trois ans », déclare-t-elle. Ses week-ends et ses congés y passent. Même assister aux cours devient un luxe. « Les enseignants nous reprochent de ne pas venir en cours, mais on n’a pas le choix. Sans travail, on ne mange pas. Avec, on prend du retard et on stresse aux examens », explique-t-elle.
Comme Clara, plus de sept étudiants en pharmacie sur dix travaillent en plus de leurs études pour parvenir à couvrir leurs dépenses, selon la 8e édition de l’enquête de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), publiée mercredi 3 septembre. Le rapport évalue le coût moyen de la rentrée 2025 à 3 190 euros pour un étudiant de 2e année, ce qui représente une hausse de 3 % par rapport à 2024.