Tandis que la pression s’intensifie sur le Venezuela, cible d’une campagne militaire et d’un blocus naval orchestrés par l’administration américaine, un acteur tire son épingle du jeu. Le géant pétrolier américain Chevron, présent dans le pays depuis 1923, continue à opérer à peu près sans heurts. Ces derniers jours, au moins deux navires affrétés par la major et transportant du brut vénézuélien, ont pu décharger leurs cargaisons dans des ports américains, selon des données de l’agence Bloomberg. Trois autres bateaux devraient suivre rapidement.

Rien d’anormal, a priori : les navires de Chevron ne sont pas sous sanctions, au contraire des pétroliers visés par Washington, dont deux ont déjà été interceptés. Ils peuvent donc naviguer librement. La situation illustre néanmoins le curieux privilège dont jouit la compagnie américaine. Celui de demeurer un acteur-clé de l’économie vénézuélienne, et son principal investisseur étranger, en dépit de l’escalade des tensions entre Washington et Caracas. Une surenchère motivée, selon le président américain, Donald Trump, par les problèmes de narcotrafic, quand le président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse les Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des richesses de son pays.

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