« Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai programmé tous mes rendez-vous médicaux en janvier »

Parmi les raisons pour lesquelles on a du mal à tenir ses résolutions de début d’année, l’une n’a pas été suffisamment explorée : janvier est complètement booké. Pendant tout le mois de décembre, il a servi de grenier où reléguer et amonceler décisions délicates, obligations pénibles ou conversations embarrassantes.

Mi-décembre, il était très facile d’accepter n’importe quelle invitation ou proposition pour le premier mois de l’année (« On se voit en janvier », « On déjeune ensemble en janvier », « Je m’en occupe en janvier ») : janvier, c’était l’année prochaine. En décembre, il servait de la même façon d’alibi à tous les écarts financiers et caloriques. On pouvait dépenser, manger et boire à l’envi, parce que janvier serait raisonnable. Sauf que, chargé d’éponger les petits renoncements de décembre, le premier mois de l’année est déjà bien trop rempli d’obligations pour pouvoir incarner le renouveau. Après quoi chacun conclut, fataliste, que les résolutions de la nouvelle année restent lettre morte.

Déjà encombré des promesses repoussées de décembre, le tout début de l’année doit aussi accueillir vœux et serments. Sur plusieurs applications de dating, le premier dimanche de janvier est le jour le plus actif des 52 semaines qui suivent. Janvier est également (avec septembre) le mois où les cabinets d’avocats observent un pic de demandes de divorce.

Autre statistique éclairante : janvier enregistre (après septembre), le record d’inscription en salle de sport, même s’il est acquis que beaucoup, quelques semaines plus tard seulement, n’y remettront jamais les pieds. Janvier concentre à la fois l’élan et son échec.

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