Après l’incendie meurtrier de Crans-Montana, le préfet de police de Paris a annoncé des contrôles dans les établissements de nuit parisiens, dans un courrier adressé à diverses fédérations de professionnels de la restauration et de la vie nocturne.

Dans ce courrier, consulté par l’Agence France-Presse (AFP), le préfet de police annonce « que des contrôles seront prochainement diligentés afin de s’assurer du respect de la règlementation » sur la sécurité s’appliquant aux établissements recevant du public, notamment la nuit. « Je tiens à vous rappeler les obligations auxquelles sont assujettis vos adhérents, responsables de la sécurité incendie des établissements dont ils assurent l’exploitation et la gestion », insiste le préfet.

« Le récent drame survenu chez nos voisins suisses (…) m’incite à vous demander d’attirer plus particulièrement l’attention des exploitants » sur plusieurs points, ajoute-t-il : respect de la jauge du public, maintien libre des issues, interdiction d’utilisation de bougies et flammes nues, vérification du bon fonctionnement des équipements de sécurité, entre autres.

« Ce drame rappelle ô combien la sécurité du public doit être, au quotidien, la priorité absolue de tous les professionnels », a relevé Catherine Quérard, présidente du Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), dans un communiqué lundi 5 janvier où il est fait mention du courrier de la Préfecture de police de Paris.

Elle estime que la tragédie de Crans-Montana « doit également nous conduire, à titre préventif, à nous interroger collectivement sur l’efficacité et la cohérence du dispositif réglementaire de sécurité applicable en France aux établissements de nuit ». Le GHR assure qu’il « se tient pleinement à la disposition des pouvoirs publics pour contribuer à cette réflexion ».

Samedi, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) avait réclamé, dans un courrier au ministre de l’intérieur, « le renforcement et l’harmonisation des exigences de sécurité » applicables aux établissements de nuit en France. David Zenouda, vice-président de l’UMIH Ile-de-France, avait opposé les discothèques, soumises à « une réglementation extrêmement rigoureuse », aux bars de nuit et restaurants, « devenus aussi des lieux festifs ».

Neuf Français ont été identifiés parmi les victimes de l’incendie d’un bar à Crans-Montana (Suisse) durant la nuit du Nouvel An qui a fait 40 morts et 119 blessés. Le président Emmanuel Macron se rendra en personne vendredi, journée de deuil national, en Suisse, pour la cérémonie d’hommage, a fait savoir lundi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

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