A mesure que la stupeur se dissipe, l’opération « Absolute Resolve » (« détermination absolue »), qui a conduit à la capture à Caracas, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, soulève de plus en plus de questions aux Etats-Unis. Pas tant à propos de la chute du président du Venezuela, considéré comme un dirigeant autoritaire et corrompu que personne ou presque ne défend outre-Atlantique ; mais si son arrestation conduite par les forces spéciales a fait l’objet d’une préparation minutieuse, la suite des événements apparaît beaucoup moins bien anticipée.
Comment Donald Trump compte-t-il « diriger » le Venezuela à distance, alors que le régime chaviste reste aux commandes ? Son administration peut-elle continuer à opérer légalement sous le couvert de la lutte contre les trafics de drogue, qui apparaît de plus en plus comme un prétexte à l’accaparement des réserves de pétrole du pays ? Et plus important encore, l’impérialisme débridé du président américain et de son conseiller Stephen Miller, qui ciblent aussi Cuba, la Colombie, le Mexique et surtout le Groenland, est-il désormais la stratégie officielle du pays ?