Trouver le point commun entre les concerts, les bandes sonores des films, les livres audio, les radios, les podcasts, le streaming, mais aussi les conseils acoustiques, le secteur médical de l’audition ou encore l’utilisation du son dans les trains et les avions… Mandaté par l’Unesco, à l’occasion de la Semaine du son (du 19 janvier au 1er février), le cabinet Asterès a passé au crible toutes ces filières afin d’actualiser une étude, datant de 2019, sur la contribution du secteur du « sonore » à l’économie et à l’emploi en France.

Cette approche macroéconomique, qui fédère donc une multitude d’activités, a été rendue publique jeudi 8 janvier. Selon les auteurs, Maëva Robart, économiste, et Charles-Antoine Schwerer, directeur associé d’Asterès, « la contribution économique du sonore s’élève à 43,2 milliards d’euros en 2024 », en forte hausse, de 15 % en cinq ans. En matière d’emplois, le sonore représente plus de 141 000 équivalents temps plein.

Les auteurs ont considéré le son comme un « produit technique », en divisant le secteur en trois catégories : les activités dont le produit final est principalement sonore, à l’image du spectacle vivant, celles où le son est une composante secondaire mais essentielle, comme le BTP (avec les murs antibruit) ou l’aéronautique, et enfin les industries fournissant les outils nécessaires au son, comme les télécoms ou les instruments de musique. Ils ont calculé à chaque fois « la part du sonore dans chaque activité ».

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