Face à la nouvelle politique prédatrice de Donald Trump en Amérique du Sud, la France peut-elle compter sur sa présence en Guyane pour peser sur le continent ? Il faudrait qu’elle se dote de moyens beaucoup plus sérieux si elle veut espérer s’affirmer comme « un acteur régional clé », estime la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, qui a opportunément rendu public un rapport de mission dans la région, mercredi 7 janvier, à Paris.

Au-delà du Venezuela, le président américain n’a pas énoncé de visées sur le plateau des Guyanes qui couvre aussi le Guyana, le Suriname et la Guyane. Mais les effets conjugués de la doctrine Monroe (invoquée pour justifier la domination des Etats-Unis dans cet hémisphère) et de l’émergence de nouveaux Etats pétroliers aux immenses réserves – Guyana et Suriname – ont de quoi déstabiliser le territoire français.

Après l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines dans la nuit du 2 au 3 janvier et les visées de la Maison Blanche sur le Groenland, territoire autonome danois, « nous avons une très forte inquiétude. De quelles forces disposons-nous pour pouvoir exister ? Si demain la doctrine Monroe des Américains s’étend, tout est possible », estime Cédric Perrin, président de la commission et sénateur (Les Républicains) du Territoire de Belfort.

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