Pour financer des investissements ô combien nécessaires dans les infrastructures de transports, l’Etat compte sur les ressources des concessions autoroutières qui seront renouvelées entre 2031 et 2036. Ce principe avait été porté lors de la conférence Ambition France Transports, qui avait réuni au printemps 2025 les acteurs du secteur, invités à plancher sur les financements d’un réseau de transport dont l’efficience est menacée à moyen terme faute de travaux de régénération.
Le ministre des transports, Philippe Tabarot, avait promis que les conclusions de cette conférence seraient traduites dans une loi-cadre déposée au Sénat avant la fin de l’année. Le Parlement étant englué depuis des mois dans la bataille budgétaire, le délai a été impossible à tenir. Un projet de loi, que Le Monde a pu consulter, a désormais été rédigé, et est prêt à être présenté en conseil des ministres avant la fin du premier trimestre 2026.
Cette loi, qualifiée de « principielle » par le ministère, fixe les grandes orientations issues d’Ambition France Transports. « La conférence s’est déroulée dans un bon climat, qui continue. Le texte de cette loi reprend tout à fait nos conclusions », se réjouit Dominique Bussereau, ancien secrétaire d’Etat aux transports et au budget, qui a présidé la conférence.