Spécialiste de philosophie politique, Myriam Revault d’Allonnes tisse une œuvre riche et singulière qui s’attache, en revisitant l’histoire de la pensée, à éclairer les zones d’ombre et les défis de notre temps. Après avoir fustigé la rationalité gestionnaire du néolibéralisme dans L’Esprit du macronisme (Seuil, 2021), l’ancienne élève du philosophe Paul Ricœur (1913-2005) explore nos affects dans Passions publiques (Seuil, 192 pages, 19,90 euros) et réhabilite leur rôle en politique. Non seulement les colères peuvent être justes, mais elles sont aussi nécessaires à la démocratie, au risque, sinon, d’un usage perverti de la raison. Alors que les indignations de la rue contre la réforme des retraites n’ont pas été entendues, la professeure émérite à l’Ecole pratique des hautes études met en garde contre l’exploitation populiste du ressentiment, porte ouverte à la polarisation affective et au déni de l’humanité d’autrui.

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