Comment mieux encadrer les nouvelles dérives du numérique ? C’est la question sur laquelle Arthur Delaporte, député (PS) du Calvados, et Stéphane Vojetta, ancien député (Renaissance) des Français de l’étranger, ont travaillé ces derniers mois. Deux ans et demi après l’adoption de la « loi influenceurs », dont ils sont à l’origine, ils ont remis, lundi 12 janvier, au premier ministre, Sébastien Lecornu, un rapport assorti de 78 recommandations pour « combler les angles morts de la régulation ».
Parmi ces propositions, certaines devraient « se traduire en actes » au cours des prochaines semaines, a promis, mardi, la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, lors d’une conférence de presse.
A commencer par la mise en place d’un « portail-guichet unique de signalement » permettant aux citoyens de dénoncer, dans un seul et même espace, les contenus problématiques rencontrés en ligne, et à l’Etat de mettre en place un suivi plus efficace des tendances et des dangers émergents.
La ministre souhaite également « renforcer les pouvoirs d’enquête des autorités chargées de la régulation », telles que l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), contrôler davantage les pratiques de monétisation des jeux vidéo et encadrer avec « fermeté » les intelligences artificielles génératives.