Comme souvent avec Donald Trump, cela commence par une menace. Le 7 janvier, le président américain fulmine sur son réseau Truth Social contre les industriels de la défense. L’objet de son courroux : « Les dividendes colossaux » et les « rachats massifs d’actions » qu’ils versent à leurs actionnaires « au détriment des investissements dans les usines et les équipements ». Il s’en prend aussi aux « rémunérations des dirigeants (…) exorbitantes et injustifiables ».

Sa menace est immédiatement formalisée par une directive (executive order) publiée sur le site de la Maison Blanche. « A compter de ce jour, il est interdit [aux industriels signant des contrats avec le ministère de la défense] de verser des dividendes ou de racheter des actions, jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de fabriquer un produit de qualité supérieure, dans les délais et dans les limites du budget », indique le texte.

S’il est prouvé qu’un industriel « a obtenu des résultats insuffisants, n’a pas respecté son contrat, n’a pas accordé la priorité suffisante au contrat, un investissement insuffisant ou une vitesse de production insuffisante », la directive présidentielle permet d’« exiger que les salaires de base des cadres supérieurs du contractant soient plafonnés aux niveaux actuels » et de s’assurer que la partie variable de leur rémunération soit liée à des indicateurs de performance industrielle.

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