« Les principes fondamentaux du droit international doivent être désignés comme patrimoine commun de l’humanité »

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, un nouveau coup bas a été porté par les Etats-Unis à l’ordre juridique international, dont ils furent pourtant l’un des principaux promoteurs en 1945. L’opération militaire déclenchée contre le Venezuela constitue une actualisation à la Donald Trump de la Big Stick Policy des Etats-Unis [la doctrine du Big Stick, ou « diplomatie au gourdin », est une expression désignant la politique étrangère menée par le président américain Theodore Roosevelt au début du XXe siècle] à l’égard de leur chasse gardée latino-américaine. La méconnaissance délibérée de sa souveraineté, l’ingérence directe dans ses affaires intérieures et le recours à la force à son égard constituent autant de violations flagrantes de principes fondamentaux posés par la charte des Nations unies.

La conception triviale des relations internationales entretenue par Donald Trump ne saurait être acceptée à moins de retomber dans « l’état de nature ». Ne voulant percevoir que la vision archaïquement impériale qu’il se fait des intérêts de l’Amérique, l’actuel président des Etats-Unis ne cherche même pas à justifier juridiquement ses opérations. Pour lui, l’équation est simple : la force prime le droit parce que tel est l’intérêt des Etats-Unis !

Depuis le début de son second mandat, il a par ailleurs ouvertement remis en cause les principes du multilatéralisme. Le 7 janvier, Donald Trump signait ainsi un décret ordonnant le retrait de son pays de 66 organisations ou traités internationaux, qui « ne servent plus les intérêts américains », ainsi qu’annoncé par la Maison Blanche dans un message sur X. L’exécutif américain a précisé que parmi elles se trouvaient 31 organisations liées à l’Organisation des Nations unies.

Cependant, un élément apparaît encourageant : face à ce mépris affiché, façon cow-boy débarquant dans le saloon un colt à la main, les alarmes justifiées de la presse française et étrangère se font entendre. La dénonciation par les médias de la méconnaissance du droit peut être interprétée comme un message adressé à l’opinion publique pour lui faire prendre conscience qu’elle aussi doit se sentir directement concernée par ces actions gravement illégales.

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