Sébastien Lecornu s’est réservé le plus facile. Forte hausse de la prime d’activité, gel de l’impôt sur le revenu, généralisation du repas étudiant à 1 euro… Sur le perron de Matignon, le premier ministre a égrené, vendredi 16 janvier, les mesures favorables aux uns ou aux autres qu’il a accepté d’intégrer dans le projet de budget pour 2026 dans l’espoir d’éviter la censure. Sinon des cadeaux, du moins des concessions accordées les unes aux socialistes, les autres aux membres de la coalition gouvernementale. Des dépenses en plus, des impôts en moins, pour un total non chiffré officiellement, mais certainement supérieur à 7 milliards d’euros, selon les estimations du Monde.

Le chef du gouvernement n’a presque rien dit, en revanche, des mesures plus douloureuses qui accompagneront sous peu ces douceurs. Car, au bout du compte, Sébastien Lecornu l’a réaffirmé : le déficit public, estimé à 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, doit baisser en 2026. Pas autant que prévu initialement (4,7 %), mais un peu tout de même, pour se limiter à 5 % du PIB – et « peut-être moins » en cas de bonne surprise sur la croissance.

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