« Il faut créer un homme nouveau doté d’une conscience supérieure. Nous devons porter le socialisme dans nos cœurs, le défendre par tous les moyens et combattre sans relâche l’impérialisme. » Dociles, les élèves répètent ce que leur ont inculqué leurs professeurs. Nous sommes dans un lycée de Gittersee, en banlieue de Dresde, dans les années 1970. C’est la période glorieuse de la République démocratique allemande (RDA), vitrine du « socialisme réellement existant », comme le clamaient les dirigeants de l’époque.
Mais, s’il n’y a pas d’opposition frontale au régime, tous les élèves ne se laissent pas aller à cette comédie. Karin, dans cette classe de première comptant deux garçons et quatorze filles, se moque de la politique et ne pense qu’à son petit ami, Paul : il travaillait à la mine et a brusquement disparu.