A Dakar, l’heure est à la célébration. « Héroïques », titre, triomphal, le quotidien sénégalais Le Soleil, saluant « une finale suffocante » à l’issue de laquelle les Lions de la Teranga ont remporté la deuxième Coupe d’Afrique des nations (CAN) de leur histoire, trois ans après celle de 2021. La presse sénégalaise, à l’unisson, célèbre une performance historique.
« Pendant longtemps, la finale a ressemblé à une partie d’échecs », analyse Le Soleil, évoquant un Sénégal dominateur mais confronté à « un Maroc discipliné, patient et porté par un [Yassine] Bounou [le gardien de but marocain] impérial. »
Dans la presse marocaine, le ton est radicalement différent, oscillant entre déception et incompréhension. L’hebdomadaire TelQuel évoque un « scénario cauchemar », tandis que Le Matin décrit « un vrai psychodrame », revenant sur l’instant où la finale a basculé : « Un moment de tension électrique, quand les joueurs du Sénégal ont voulu quitter le terrain pour protester contre un penalty accordé dans les dernières secondes à leurs adversaires. »
De manière plus générale, la presse marocaine s’attarde sur l’opportunité manquée de remporter le titre à domicile. « Pas de deuxième étoile pour le Maroc, regrette le 360. Ce grand souhait et cette grande ambition doivent encore attendre avant de s’accomplir. »