La der de Gaël Monfils à l’Open d’Australie aura été brève : un peu moins de 4 heures, mais elle s’est conclue par une copieuse ovation du public, de chaleureux remerciements descendant des tribunes. Le Parisien de 39 ans a été battu en quatre sets, mardi 20 janvier à Melbourne, dès son entrée en lice dans le tournoi, par le local Dane Sweeny (7-6 [7/3], 5-7, 4-6, 5-7), 182e mondial et issu des qualifications.
Actuellement 110e à l’ATP, Gaël Monfils, qui fut numéro 6 au plus haut de sa carrière, dispute sa 23e et dernière saison sur le circuit professionnel de tennis. C’était la 20e fois qu’il se présentait dans le tableau principal du Grand Chelem australien, où il a atteint par deux fois les quarts de finale, en 2016 et 2022.
« Mon voyage a commencé ici, en 2003 [en qualifications]. Nous sommes en 2026 et c’est la ligne d’arrivée, mais merci à tous de m’avoir accompagné, vous avez été formidables », a-t-il lancé au public depuis le court, alors qu’en général seul le vainqueur des matchs, avant la finale, prend la parole sur le terrain.
« Tu es là, tu as joué ton 20e Open d’Australie et tu es entré dans un cercle très fermé : vous êtes six joueurs de l’ère Open [depuis l’édition 1969] à avoir atteint cette barre, l’a salué Craig Tiley, le directeur du tournoi. Nous voulons te remercier pour ta carrière, ton attitude et la façon dont tu nous as appris à jouer ce merveilleux jeu. Bravo ! »
Déjà battu au premier tour à Auckland, en Nouvelle-Zélande, plus tôt en janvier, Gaël Monfils va dégringoler au-delà de la 150e place mondiale, et il devra donc compter sur les invitations des organisateurs pour intégrer directement le tableau final des prochaines compétitions.
Dane Sweeny retrouvera au deuxième tour l’Américain Ben Shelton (7e), tombeur d’un autre Français, Ugo Humbert (6-3, 7-6 [7/2], 7-6 [7/5]), un peu plus tôt dans la journée. Comme l’an dernier pour sa première participation à l’Open d’Australie, Giovanni Mpetshi Perricard a, lui aussi, été battu en cinq sets par l’Argentin Sebastian Baez (36e) : 6-4, 6-4, 3-6, 5-7, 6-3.
Six tricolores ont, en revanche, déjà validé leur ticket pour la suite de la compétition : Corentin Moutet, Elsa Jacquemot, Arthur Géa, Alexandre Müller, Quentin Halys et Varvara Gracheva.
Derrière les Américains, majoritaires dans le tableau masculin, les Français seront quatorze à prendre part au premier tour du Grand Chelem de l’année. Derrière les têtes de série Arthur Rinderknech (no 24) et Corentin Moutet (no 28), les espoirs sont minces pour le contingent tricolore.
Gaël Monfils, huitième de finaliste lors de la précédente édition, tentera de réitérer son parcours – ou mieux encore – pour sa dernière participation, avant sa retraite professionnelle annoncée pour la fin de l’année 2026. Pour son entrée en lice, Hugo Gaston (94e au classement ATP) a quant à lui hérité d’un tirage particulièrement délicat, réduit à l’exploit contre le tenant du titre, Jannik Sinner. Tout juste défait en finale de l’ATP 250 d’Adélaïde, Ugo Humbert aura également fort à faire face à l’Américain Ben Shelton, tête de série no 8.
Du côté des Françaises, le forfait de Loïs Boisson, récente figure de proue des Tricolores, a logiquement laissé un vide. Sans tête de série, elles ne seront que quatre à prendre part au premier tour, là aussi avec un tirage corsé. Ainsi la benjamine Sarah Rakotomanga, 20 ans et invitée du tournoi, s’opposera à Aryna Sabalenka (no 1 au classement WTA), alors que Léolia Jeanjean défiera la Grecque Maria Sakkari, ancienne no 3 mondiale. Les deux Françaises les mieux classées, Elsa Jacquemot (58e) et Varvara Gracheva (74e), devront quant à elles respectivement affronter l’Ukrainienne Marta Kostyuk (tête de série no 20), et la Suisse Viktorija Golubic.