Agression, légitime défense, frappes préventives… Que dit le droit international sur l’opération militaire israélo-américaine lancée sur l’Iran samedi 28 février ? Et sur les représailles que mène Téhéran contre l’Etat hébreu et les bases américaines présentes dans plusieurs pays du Golfe ?
Des Etats, comme la Finlande, la Norvège, la Colombie et plusieurs pays du Sud ont dénoncé une attaque « illégale » lancée contre l’Iran. La Russie a évoqué une « agression », le Sénégal a condamné « l’usage de la force », des pays comme la Suisse, l’Irlande et l’Espagne ont appelé au respect du droit international. « Il s’agit d’un emploi de la force sur le territoire iranien qui semble, à première vue, contraire à la Charte des Nations unies », estime le professeur de droit international à l’université Panthéon-Assas et directeur de la Fondation René-Cassin, Sébastien Touzé. Selon ce texte, « les membres de l’organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force ». En droit international, une telle attaque aurait dû être lancée avec l’aval préalable du Conseil de sécurité des Nations unies ou en légitime défense, c’est-à-dire en réponse à une « agression armée ».