L’émotion au cinéma, et encore plus en matière de critiques de films, est une donnée incertaine, à manier avec précaution. Chacun y va de sa subjectivité, avec son vécu et sa sensibilité. Des récits qui laisseront certains spectateurs en larmes seront accueillis par d’autres avec une froide indifférence. Et nul doute qu’Hamnet, le nouveau film de Chloé Zhao (The Rider, 2018 ; Nomadland, 2021…), adapté du roman de Maggie O’Farrell, en laissera plus d’un sur le côté. Mais pour tous ceux qui se connecteront véritablement à cette histoire, le long-métrage laissera une empreinte indélébile, résultat d’une déflagration qui ne tient pas seulement aux thèmes abordés, mais à la beauté de cet univers et de ces personnages, à la puissance du geste de Chloé Zhao, aux talents réunis devant et derrière la caméra.

A la manière de films comme Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma (2019), ou Aftersun (2023), de Charlotte Wells, Hamnet a la capacité bouleversante de réchauffer et déchirer les cœurs. Et ce n’est pas un hasard si le long-métrage, récent lauréat du Golden Globe du meilleur film dramatique, a remporté, ces derniers mois, les prestigieux prix du public aussi bien aux festivals de Toronto (Canada) que de Londres.

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