« Nous allons extraire des quantités de pétrole comme peu de gens en ont vu. » Devant les patrons des compagnies pétrolières américaines, réunis à la Maison Blanche le 9 janvier, Donald Trump a clairement affirmé ses ambitions concernant le Venezuela, après en avoir enlevé le président, Nicolas Maduro. A première vue, cette volonté d’exploiter massivement les réserves du pays n’est pas une bonne nouvelle pour le climat.
Comme l’a reconnu le président américain lui-même, le pétrole vénézuélien est « probablement l’un des plus sales au monde ». Dans une étude publiée en mars 2025 dans The Review of Economic Studies, des chercheurs rappellent qu’il y a le « mauvais pétrole »… et le « pire pétrole ». « L’intensité carbone des gisements varie grandement, notamment en fonction de deux facteurs : si [le pétrole] est difficile à extraire et que le processus requiert beaucoup d’énergie, et si une quantité importante de méthane est brûlée ou relâchée directement dans l’atmosphère », explique Fanny Henriet, coautrice de l’étude et directrice de recherche au CNRS à l’Ecole d’économie d’Aix-Marseille.