Dans une cellule du centre pénitentiaire de Brooklyn, à New York, l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro attend d’être jugé. Dans les prisons de son pays, des centaines de détenus attendent, eux, d’être libérés. Mais les remises en liberté « massives » promises par les autorités de Caracas se font au compte-gouttes. Selon un bilan de l’organisation non gouvernementale (ONG) Foro Penal établi dimanche 18 janvier, 143 prisonniers politiques ont été libérés depuis l’enlèvement de M. Maduro par les forces spéciales américaines, le 3 janvier. Près de 800 croupissent encore dans leur cellule.

« Je suis évidemment heureuse pour ceux qui ont été libérés et pour leur famille, soupire Marjorie Franquiz. Mais pour ceux qui restent, l’attente devient intolérable. » La tristesse de la voix est perceptible au téléphone. Depuis des jours, Marjorie attend devant la prison de Tocoron, à deux heures et demie de route au sud-ouest de Caracas. Son fils, Francisco, 22 ans, a été arrêté en juillet 2024, au lendemain de la réélection contestée de Nicolas Maduro et de la vague d’arrestations arbitraires de centaines de personnes qui a suivi. Comme Marjorie, des dizaines de femmes (mères, épouses, compagnes, sœurs et filles de détenus) et quelques hommes patientent devant les centres pénitentiaires du pays.

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