En cet été 1982, l’heure des comptes est arrivée pour les personnages de Benjamin Dierstein. Dans 14 juillet, troisième et dernier tome de la trilogie de l’auteur breton, qui, avec Bleus, blancs, rouges et L’étendard sanglant est levé (Flammarion, 2025), court de 1978 à 1984, le pouvoir ­socialiste passe de l’euphorie de la victoire aux reniements du tournant de la rigueur. En arrière-plan, la menace de l’extrême droite se concrétise : le Front national de Jean-Marie Le Pen enregistre ses premiers succès électoraux.

Très loin des promesses de faire la politique autrement, le nouveau chef de l’Etat, François Mitterrand verse, comme son prédécesseur, Valéry Giscard d’Estaing, dans les barbouzeries. Sa cellule antiterroriste, placée dans le palais de l’Elysée, monte des coups, les rate lamentablement (l’affaire des Irlandais de ­Vincennes – trois militants de l’Armée irlandaise de libération nationale sont arrêtés, en France, en août 1982, pour possession d’armes et d’explosifs en fait implantés par des gendarmes couverts par le chef de ladite cellule, affaire révélée par Le Monde – est ainsi largement abordée), et se préoccupe plus de protéger la vie privée du président que de ­lutter contre le terrorisme.

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