Un Américain de 37 ans, Alex Pretti, a été tué, samedi, par des agents fédéraux de la police aux frontières à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis. Sa mort vient aggraver une situation déjà tendue depuis celle de Renee Good, tuée par balle le 7 janvier par un agent de la police de l’immigration (ICE) dans cette même ville.

Comme pour Mme Good, l’administration Trump a aussitôt affirmé que l’homme s’apprêtait à mettre en danger les agents. Malgré ces allégations et un appel au calme de la police locale, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans un parc de Minneapolis samedi soir, par un froid glacial. Des rassemblements de protestation ou d’hommages à Alex Pretti ont également eu lieu dans plusieurs villes, de New York à Los Angeles. Dans la classe politique, les démocrates ont fait part de leur indignation, menaçant de bloquer le financement de l’Etat fédéral, qui risque une nouvelle paralysie à la fin du mois.

En visite en Lituanie dimanche, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé, lors d’une conférence de presse, qu’un accord sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine était prêt à signer avec les Etats-Unis, selon Associated Press et le site ukrainien Ukraïnska Pravda.

« Le document est 100 % prêt, nous attendons que nos partenaires confirment leur disponibilité, la date et le lieu où nous le signerons », a-t-il assuré. Le dirigeant ukrainien a ajouté que ce document devrait être ratifié par le Congrès américain et le Parlement de son pays.

Cette annonce est faite au lendemain de deux jours de pourparlers, vendredi et samedi, entre des délégations ukrainiennes, russes et américaines à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis. Ces discussions, qualifiées de « constructives » par M. Zelensky samedi, étaient les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de cette guerre. Elles doivent se poursuivre la semaine prochaine.

Emmanuel Macron a jugé, samedi, « inacceptables » ?les déclarations de Donald Trump sur le rôle des alliés de l’OTAN qui, selon le président américain, sont « restés un peu loin des lignes de front » en Afghanistan. « Ces déclarations inacceptables n’appellent ?aucun commentaire. C’est aux familles de nos soldats tombés que le chef de l’Etat souhaite apporter du réconfort et redire la reconnaissance et la mémoire respectueuse de la nation », ?a déclaré une source de l’entourage du chef de l’Etat.

Face à cette nouvelle crise ouverte au moment où les tensions autour du Groenland semblaient retomber, M. Trump a tenté de jouer l’apaisement en saluant le rôle des soldats britanniques, après s’être entretenu avec le premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer, qui avait dénoncé des propos « insultants ».

S’il a fait amende honorable sur le rôle des soldats britanniques, Donald Trump n’a rien dit de l’engagement des soldats des autres pays. A la suite des pays européens, l’Australie a qualifié dimanche à son tour ces propos de « totalement inacceptables ».

Une tempête hivernale majeure a déferlé, dimanche, sur le nord-est des Etats-Unis après avoir provoqué d’importantes chutes de neige dans le centre, menaçant des millions d’Américains de coupures d’électricité et d’une mise à l’arrêt des transports par des températures glaciales.

De nombreux supermarchés ont été dévalisés en raison des prévisions du service météo national, le NWS, qui a annoncé d’abondantes chutes de neige et des accumulations de glace aux potentielles conséquences « catastrophiques à l’échelle locale », des plaines du Sud au littoral atlantique. Au total, 20 Etats ainsi que la capitale américaine, Washington, ont déclaré l’état d’urgence.

Environ 14 000 vols à destination et en provenance des Etats-Unis ont été annulés au cours du week-end, et des milliers d’autres ont été retardés, selon FlightAware. La tempête, qualifiée d’« inhabituellement étendue et de longue durée » par le NWS, est provoquée par l’arrivée d’une masse d’air arctique en provenance du Canada.

Thomas Coville (Sodebo) et ses six membres d’équipage ont bouclé, dimanche, au large de Brest le tour du monde sans escale en un temps record de 40 j 10 h 45 min, soit 12 h 44 min de mieux que le précédent record du Trophée Jules-Verne.

Ces derniers sont devenus les navigateurs qui ont tourné le plus rapidement autour de la planète. Le skipper de 57 ans détrône Francis Joyon qui, en janvier 2017, avait mis 40 j 23 h 30 min sur le trimaran Idec Sport avec cinq coéquipiers.

« Il y a vingt-quatre heures, avec cette tempête Ingrid, on n’était pas sûrs de pouvoir finir, de battre le record. On était concentrés, focus et quasiment dans un autre monde. C’est presque difficile à réaliser », a déclaré, sonné, le skipper de 57 ans, rejoint à bord par une partie de l’équipe technique de Sodebo à son entrée dans le goulet de Brest.

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