Sera-t-il encore possible de scander « From the river to the sea, Palestine will be free » (« de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain), la Palestine sera libre ») si la proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », inscrite lundi 26 janvier à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, est adoptée ? Sera-t-il autorisé de parler de « génocide » à Gaza sans encourir une condamnation ? Ce sont là quelques-unes des questions sensibles soulevées par ce texte, qui fait déjà l’objet de vives discussions.

Déposée en novembre 2024 par la députée des Français de l’étranger Caroline Yadan (Renaissance), cette proposition de loi a été cosignée par 120 parlementaires du camp présidentiel et une poignée d’élus socialistes, à l’instar de François Hollande. Le texte a été élaboré dans le contexte de la guerre à Gaza, et alors que la destruction du territoire palestinien et de sa population (plus de 70 000 morts selon les autorités de Gaza sous le contrôle du Hamas) menée par l’armée israélienne en représailles à l’attaque armée et au massacre terroriste perpétrés par le Hamas dans le sud d’Israël (plus de 1 200 morts, dont une majorité de civils, et 250 otages) le 7 octobre 2023, soulevait une véhémente vague de protestation.

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