Renaissance doit être un « collectif » et non « un outil d’une communication personnelle », a déclaré, lundi 26 janvier, Elisabeth Borne, présidente du Conseil national du parti dirigé par Gabriel Attal, à qui elle a conseillé de s’impliquer pour les élections municipales.
L’ancienne première ministre, interrogée par BFM-TV, n’a « pas prévu de participer » à la réunion publique organisée par le parti mardi soir au Palais Brongniart à Paris, qui rassemblera pour des débats des responsables politiques, des intellectuels, patrons et syndicalistes. « Je pense que dans le moment où on est, on peut avoir en tête l’échéance présidentielle mais il ne faut pas perdre de vue qu’il y a avant une échéance municipale. Et je crois que c’est important que notre parti, y compris son secrétaire général, s’implique pour qu’on puisse s’ancrer localement et avoir des victoires pour ces élections municipales. Ça me semble la priorité du moment », a-t-elle ajouté.
« Je m’autorise, compte tenu du parcours qui est le mien, à avoir une opinion et je ne me sens pas forcément tenue par les positions qui sont prises par Gabriel », a ajouté Mme Borne, qui a rappelé son opposition à la proposition d’interdiction du voile pour les mineures de moins de 15 ans. « Pour moi un parti politique, ça doit être un collectif qui prépare un projet au service des Français et pas un outil d’une communication personnelle », a également déclaré la députée du Calvados, prédécesseur de Gabriel Attal à Matignon.
Pour l’élection présidentielle, « on a beaucoup de candidats dans ce bloc central. Je pense que ce qui doit vraiment nous préoccuper, c’est comment on peut rassembler autour d’un projet, autour de valeurs », a-t-elle répondu à la question du journaliste sur un soutien automatique à M. Attal s’il venait à être candidat à la présidentielle. « Au-delà des aventures individuelles, il faut pouvoir rassembler pour que la force politique à laquelle je crois soit présente au deuxième tour », a-t-elle dit.
Outre les avertissements d’Elisabeth Borne, Gabriel Attal doit également faire face aux accusations de « plagiat » formulées, de manière ironique, par le quotidien régional La Nouvelle République, alors que Renaissance doit être rebaptisé du même nom après les municipales.
« Le parti du président de la République changera bientôt de nom. Problème, il opterait pour le nom d’un groupe de presse historique : le nôtre », a écrit dans un éditorial, lundi soir, le titre de presse qui dit vendre « 120 000 journaux » chaque jour « dans cinq départements ».
Selon RTL, M. Attal a pris conseil de juristes pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de conflit avec le journal qui ironise, en retour, sur la « prudence » de l’ancien premier ministre et espère qu’il « ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs ».