L’une des premières femmes à faire le tour du monde en solitaire, en 1991, la navigatrice et écrivaine Isabelle Autissier est aujourd’hui engagée dans la défense du vivant, notamment au sein de l’ONG WWF France, dont elle est la présidente d’honneur. Elle revient pour « Le Monde des livres » sur ses réflexions autour de l’espoir et de l’action, sujet de son intervention au Forum philo Le Monde Le Mans.

Rien n’est écrit. Même si on s’oriente vers un réchauffement à 2,8 °C ou à 3 °C, il peut advenir une crise écologique mondiale qui chamboule tout et freine ce processus. Mais il ne faut pas souhaiter que ce soit aussi brutal, car cela serait très désagréable pour les humains – le jour où il n’y aura plus assez de terre cultivable et d’eau potable pour tout le monde, ce sera la guerre. L’espoir qu’il nous reste est de réchauffer le moins possible, au centième de degré près. L’eau gèle à 0 °C, pas à 0,1 °C. L’objectif, c’est de faire en sorte que les grands équilibres écologiques qui nous fournissent de l’oxygène, de l’eau propre ou de la nourriture soient le moins possible mis en cause. Nous appartenons à la nature. Si elle s’écroule, Homo sapiens s’écroule avec.

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