La phrase était passée inaperçue dans la tempête transatlantique du moment. Au cours de son allocution au Forum économique de Davos, le 21 janvier, Donald Trump a annoncé que « des gens ser[aient] bientôt poursuivis pour ce qu’ils ont fait », en référence aux fraudes imaginaires lors de l’élection présidentielle de 2020, au cours de laquelle il a été battu par Joe Biden. Une semaine plus tard, mercredi 28 janvier, des agents de la police fédérale (FBI) ont pénétré dans un bâtiment officiel du comté de Fulton, en Géorgie. Ils y ont saisi des centaines de cartons contenant des bulletins de vote de l’époque, ainsi que les listes électorales.
Le FBI est à la recherche de supposées violations de la loi fédérale interdisant la destruction d’archives électorales, ainsi que d’enregistrements frauduleux sur les listes. Comme le note le New York Times, le mandat de perquisition porte la signature du procureur par intérim du district Est du Missouri, ce qui semble illogique, aucun lien n’étant apparent avec cet Etat. Un autre détail témoigne du caractère extraordinaire, hautement politisé et anormal de cette opération : la présence sur les lieux de Tulsi Gabbard, la directrice du renseignement national.