Cape en jacquard attachée par un long ruban, blouse à brandebourgs, robe à nœud et crinoline : la mode de 2026 s’avance à la manière d’une cour des années 1770. Le symbole le plus visible de cette pompe aristocratique ? La remise à neuf de Dior par Jonathan Anderson, son directeur artistique depuis près d’un an. Composé de tours de cou façon nœud papillon, de gilets de petit marquis et même de bermudas plissés à effet faux-cul, le nouveau Dior évoque par instants les portraits de la haute société vénitienne du peintre Pietro Longhi (1701-1785) ou un remake adouci du film Marie-Antoinette (2006), de Sofia Coppola.

Depuis début janvier, la maison de l’avenue Montaigne diffuse, des Abribus aux magazines, ses campagnes publicitaires, saisies tantôt dans des salons à la française, avec moulures, partitions de musique de chambre et coupelles émaillées pleines de cerises, tantôt sur l’herbe fraîche, évoquant un après-midi de flânerie au Petit Trianon. « Je me suis demandé ce que serait aujourd’hui une nouvelle aristocratie. En quoi consisterait-elle ? », expliquait au Monde Jonathan Anderson à la mi-janvier, à l’occasion du défilé prêt-à-porter masculin Dior, où s’invitaient cette fois collerettes et queues-de-pie.

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