« Pour tous les usages critiques, nous devons nous désintoxiquer des outils non européens et construire les outils d’indépendance européenne. » David Amiel, ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, a présenté ainsi, jeudi 5 février, la nouvelle doctrine de l’Etat en matière d’achats de logiciels et de services numériques. « La commande publique doit soutenir les pépites françaises et européennes », a-t-il ajouté.

Cette doctrine doit être incarnée dans une circulaire annoncée jeudi, qui sera signée par le premier ministre, Sébastien Lecornu, « dans les prochains jours ». Ce texte « s’inscrit dans la logique de renforcement de notre souveraineté numérique », a expliqué la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, dans une allusion claire aux tensions géopolitiques croissantes, notamment avec les Etats-Unis de Donald Trump.

Pour appuyer son message, le gouvernement a aussi promis, jeudi, d’accélérer la migration, vers un autre hébergeur que Microsoft, du Health Data Hub, controversé depuis sa création en 2019 : cette plateforme visant à rassembler les données de santé des Français afin d’y mener des recherches avec l’intelligence artificielle fera l’objet d’un nouvel appel d’offres lancé lundi 9 février. « L’attribution de ce marché interviendra fin mars 2026 », ont indiqué David Amiel, Anne Le Hénanff et la ministre de la santé, Stéphanie Rist, dans un communiqué. Ce transfert avait été promis dès 2020 par le gouvernement, en réaction à la polémique.

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