C’est une déflagration. Stellantis, le groupe né de la fusion de PSA avec Fiat-Chrysler en janvier 2021, devait présenter ses résultats pour l’année 2025, le 26 février, mais son directeur général, Antonio Filosa, a dû prendre les devants et faire un avertissement sur résultats massif. Vendredi 6 février, il a annoncé devoir passer dans les comptes de l’exercice 2025 une charge exceptionnelle de 22 milliards d’euros, qui va faire plonger son résultat. Ces charges « reflètent principalement un changement stratégique visant à placer la liberté de choix – grâce à une offre élargie de véhicules électriques, d’hybrides et de moteurs thermique de pointe – au cœur des priorités de l’entreprise », explique un communiqué du groupe. En clair : le tout-électrique, c’est fini. Antonio Filosa utilise le terme de « reset » (« réinitialisation ») avant la présentation du nouveau plan stratégique du groupe, programmée le 21 mai.

« Les charges exceptionnelles annoncées aujourd’hui reflètent, en grande partie, le coût d’avoir surestimé le rythme de la transition énergétique, ce qui nous a éloignés des besoins, des moyens financiers et des désirs réels de nombreux acheteurs. Elles reflètent également l’impact de problèmes opérationnels antérieurs, dont les effets sont progressivement traités par notre nouvelle équipe », précise Antonio Filosa. Le dirigeant met en cause la stratégie de son prédécesseur qui a misé trop vite et trop fort sur l’électrification. Il se garde bien toutefois de se détourner complètement de cette énergie, y compris aux Etats-Unis, où des lancements de modèle sont prévus comme la Jeep Recon tout électrique.

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