« J’avais les mains sur la rambarde, le DJ était au-dessus de moi et un écran projetait des images. J’ai complètement lâché prise, c’était fabuleux. » A 57 ans, Marc (les personnes citées par un prénom ont requis l’anonymat), informaticien et père de famille, se souvient avec émotion de sa première soirée techno organisée par le collectif Possession dans un hangar d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), alors qu’il avait presque 40 ans. Pourtant, sa fascination pour le mouvement rave remontait à plus loin encore. Déjà, dans les années 1990, il lisait la presse spécialisée de cette culture underground émergente, écoutait les musiques électroniques aux bornes d’écoute de la Fnac et sur la radio Maxximum (active de 1989 à 1992 et de retour depuis 2020). « C’était un monde mystérieux et fascinant, mais, à cette époque, je n’étais pas du tout fêtard, et je venais de me marier. Ce n’était pas le moment pour moi d’aller danser toute la nuit », reconnaît le quinquagénaire.

C’est finalement en 2009, guidé par sa fille, qu’il se jette à l’eau, « avec vingt ans de retard ». Depuis, le mode de vie de Marc a changé, et il multiplie les activités festives. En plus des soirées techno en entrepôts parisiens, comme celles du collectif Pisica, il organise des événements musicaux festifs chez un ami en Normandie et fréquente le festival de psytrance (trance psychédélique) Nataraja. « Ça n’arrête jamais, je suis lancé », admet Marc.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario