Julian Bedel est un parfumeur qui n’aime pas parler de parfum. Ou, plutôt, il se méfie de la manière dont on en parle habituellement. Les notes de tête et de fond, les pyramides olfactives, le jargon technique : tout cela l’ennuie. Pour cet artiste argentin, le parfum n’est pas une formule à décoder mais un paysage à traverser. Lorsqu’il évoque les fragrances Amalia Verano, Málon ou Cuarzo de los Andes, il ne décrit pas banalement des accords, il convoque plutôt des forêts de Patagonie, des vents chargés de résine, des plantes oubliées et des gestes ancestraux.

Peintre, musicien et luthier, Julian Bedel, 47 ans, s’est toujours tenu à la croisée des arts et des sciences. Son entrée en parfumerie ne procède pas d’un apprentissage académique, mais d’un amour pour les plantes et la science. Dès l’enfance, il s’intéresse aux traditions botaniques des peuples d’Amérique du Sud. Puis il a une révélation, lorsque son père lui donne à lire un article consacré aux travaux des neuroscientifiques américains Linda B. Buck et Richard Axel, prix Nobel de médecine en 2004, pour leurs recherches sur les récepteurs olfactifs du cerveau.

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