Comment sortir par le haut du SCAF, alors que les signes d’un probable échec de ce projet d’avion de combat franco-germano-espagnol, lancé en 2017, s’accumulent ? Depuis plusieurs semaines, des alternatives se sont glissées dans le vide laissé par Paris et Berlin, incapables de résoudre le conflit entre les deux avionneurs impliqués, Dassault Aviation pour la France et Airbus qui représente l’Allemagne et l’Espagne.

De l’autre côté du Rhin, des rapprochements avec le suédois Saab, puis avec le projet britannico-italiano-japonais GCAP (pour Global Combat Air Programme) ont été évoqués. Lundi 9 février, une troisième voie a reçu de sérieux appuis : celle d’une solution à deux avions, défendue par le BDLI, le lobby allemand de l’industrie aérospatiale, et le syndicat IG Metall.

Dans une tribune publiée dans le quotidien Handelsblatt du 9 février, les deux organisations abandonnent toute précaution diplomatique pour décrire l’évolution du partenariat franco-allemand : « Depuis près d’un an, le groupe français Dassault revendique de facto la maîtrise exclusive du projet. Cette attitude intransigeante ne peut plus être considérée comme une revendication de leadership entre partenaires égaux. C’est une invitation à renoncer à notre indépendance industrielle », cinglent les directeurs du BDLI et d’IG Metall. Ce ton direct, dans une déclaration officielle, est inédit dans un dossier aussi délicat politiquement et reflète combien la confiance entre les deux industriels s’est dégradée.

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