A Kamechliyé, dernière étape de l’errance sans fin des kurdes syriens

De son village natal de la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, Ceila Mohamed Abdallo, 20 ans, garde des souvenirs tendres de son école, de ses voisins et des champs d’oliviers qui bordaient sa maison. Sa scolarité se conjugue aujourd’hui au passé, ses voisins se sont dispersés, sa maison est occupée par des miliciens proturcs et les oliviers ont été incendiés. Le 19 janvier, la jeune femme a franchi le portail d’une autre école, ouverte cette fois non aux écoliers, mais aux réfugiés, dans la ville de Kamechliyé, à 500 kilomètres de chez elle.

Depuis le début de l’attaque déclenchée par les forces gouvernementales contre les quartiers kurdes de la ville d’Alep, début janvier, puis son extension aux autres territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS) à dominante kurde, 150 000 personnes ont trouvé refuge dans la région de Kamechliyé, qui s’ajoutent aux 300 000 Kurdes syriens qui l’ont ralliée en 2019 en fuyant une offensive de l’armée turque. Deux frontières hermétiquement fermées se dressent face à eux : celles de la Turquie et de l’Irak.

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