Sur le papier, tout va bien : la semaine de la mode de New York, qui se déroulera du 11 au 16 février, peut s’enorgueillir de ses soixante défilés et présentations de marques. Parmi elles, quelques cadors qui pèsent économiquement (Coach, Tory Burch, Calvin Klein, Michael Kors) et une poignée de griffes indépendantes avec un vrai propos créatif (Diotima, Eckhaus Latta, Lii, Ashlyn…). « Ce qui est formidable avec la fashion week de New York, c’est le mélange de talents et son incroyable diversité », s’emballe Steven Kolb, directeur général du Conseil des créateurs de mode américains (CFDA).

A y regarder de plus près, la réalité est un peu moins enthousiasmante. Les incontournables Ralph Lauren et Marc Jacobs défilent en dehors des dates officielles (« On ne dicte pas aux marques ce qu’elles doivent faire », dixit Steven Kolb) ; le gros du contingent est composé de marques très peu connues, les plus intéressantes ayant généralement disparu ou migré vers Paris.

Depuis plusieurs années, l’intérêt pour la fashion week de New York semble décroître. Jusqu’en 2020, une trentaine de journalistes et acheteurs français se déplaçaient chaque saison. Après la pause forcée due à la pandémie de Covid-19, beaucoup ont renoncé à ce voyage : ils ne sont plus qu’une demi-douzaine pour l’automne-hiver 2026-2027. Le constat est aussi valable pour les professionnels d’autres nations européennes et d’un certain nombre de pays asiatiques.

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