Hockey sur glace aux JO 2026 : ce sport d’hiver qui descend des montagnes pour rallier les métropoles françaises

Sans se soucier des portes vitrées du Palais omnisports Marseille Grand Est, une poignée d’enfants, crosse en main et balle en plastique en guise de palet, singent leurs héros. Ce mercredi 21 janvier, les Spartiates, l’équipe locale de hockey sur glace, accueillent les Ducs d’Angers dans le cadre de la Ligue Magnus, le championnat de première division.

Près de 4 000 personnes ont pris place dans les tribunes de la plus grande patinoire de France ; un peu en deçà de la fréquentation moyenne depuis le début de la saison, qui avoisine 4 900. Il faut dire que deux heures plus tard, ce soir-là, l’OM a rendez-vous avec Liverpool, au Stade-Vélodrome, dans le cadre de la Ligue des champions. « Derrière le football, on est le deuxième sport de la ville, en combinant l’affluence et le niveau », observe Jonathan Zwikel, le directeur général des Spartiates.

De Nice à Bordeaux en passant, donc, par Marseille, le hockey sur glace a essaimé à travers la France, ne se cantonnant plus à ses montagnes originelles – Morzine et Chamonix, en Haute-Savoie – et à ses places fortes traditionnelles (Rouen et Grenoble). La sociologie de la sélection nationale masculine, qui commence son tournoi olympique contre la Suisse, jeudi 12 février à Milan (Italie), reflète cette mue : 12 des 25 joueurs de l’effectif sont originaires de métropoles.

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