Après des semaines d’attaques contre le Danemark, le Groenland et ses alliés européens, Donald Trump avait annoncé, le 21 janvier, à Davos (Suisse) un « concept d’accord » au sujet de l’île arctique après une réunion avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Mercredi 11 février, l’ancien premier ministre néerlandais a annoncé, à la veille d’une réunion des ministres de la défense de l’Alliance atlantique, à Bruxelles, le lancement d’« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes du président américain.
Cette nouvelle initiative va permettre de « mettre à profit la puissance de l’OTAN pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand Nord restent sûrs », assurait, mercredi, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées. « Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l’Arctique sous un seul commandement », a expliqué M. Rutte.
Tous les exercices militaires prévus dans la zone par les différentes nations et de nouveaux moyens de surveillance envoyés dans le Grand Nord seront coordonnés au niveau du commandement otanien de Norfolk, en Virginie. Certains pays ont déjà annoncé de tels moyens pour l’Arctique, comme le Royaume-Uni, qui doublera sous trois ans son contingent déployé en Norvège, passant de 1 000 à 2 000 soldats.