Martine Vassal ne digère pas. Mardi 10 février, la matinale de France Inter, délocalisée à Marseille, a décidé de ne pas inviter la candidate divers droite au grand débat de campagne diffusé sur ses ondes. Autour de la table de Benjamin Duhamel, seuls le maire sortant, Benoît Payan (divers gauche), et le leader local du Rassemblement national (RN), Franck Allisio, sont conviés. Un choix qui provoque la colère de la présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence et de ses troupes qui, dans la foulée, ont saisi l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel. « Les équipes de Payan et Allisio s’entendent pour invisibiliser Martine », rage l’entourage de la candidate.

Le choix de la radio publique nationale s’explique plus prosaïquement. Il symbolise une campagne où le candidat du RN s’impose comme le premier adversaire du Printemps marseillais, l’union de gauche qui pilote la ville depuis six ans. Dans les plus récents sondages, le député Allisio fait jeu égal avec le maire sortant, et Martine Vassal est reléguée à près de 10 points. Si la pluie qui détrempe Marseille depuis une quinzaine de jours limite les opérations de terrain, les campagnes des deux hommes semblent portées par une dynamique. Alors que celle qui se félicite d’être « la seule femme de l’élection » – et qui est aussi, à 63 ans, dont vingt-cinq de mandats municipaux, la plus âgée – peine à trouver son rythme.

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