Le coup d’envoi du « classique » du football français vient à peine d’être sifflé, dimanche 8 février, qu’un « tifo » se déploie en haut de la tribune Auteuil du Parc des Princes. Il représente un employé de la compagnie DPD affublé d’une casquette de l’Olympique de Marseille (OM), tenant un carton sur lequel figure un rat. Sous le dessin, un slogan : « Les Marseillais, c’est des livreurs. » Soixante-dix minutes plus tard, alors que le Paris Saint-Germain (PSG) file vers une large victoire (5-0), l’arbitre Willy Delajod interrompt brièvement la rencontre : des chants homophobes descendent des tribunes.
Jouant sur l’homophonie du sigle DPD, cette « homophobie déguisée » a été dénoncée par l’adjoint écologiste à la mairie de Paris David Belliard et par le gouvernement, qui a condamné des « slogans insupportables ». De son côté, l’entreprise DPD France a « regretté l’exploitation et le détournement de sa marque (…) dans des termes contraires à ses valeurs ». Le PSG est convoqué, mercredi 18 février, devant la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), alors que les associations de lutte contre l’homophobie demandent que les sanctions prévues par le règlement de la LFP – retraits de points et le cas échéant, match perdu sur tapis vert – soient appliquées. Et surtout systématisées.