Courant religieux en pleine expansion à travers le monde, les évangéliques se trouvent souvent associés à l’imaginaire américain et au nationalisme chrétien, dont ils sont partie prenante aux Etats-Unis. Pourtant, leur réalité est infiniment plus contrastée, expose le chercheur Sébastien Fath, un des meilleurs connaisseurs du sujet, dans son livre Le Nouveau Pouvoir évangélique (Grasset, 504 pages, 25 euros). Une synthèse impressionnante qui bouscule bien des idées reçues sur ces croyants, en mettant en lumière la profonde diversité des Eglises évangéliques à l’international, notamment en Afrique et en Asie, lesquelles diffèrent profondément de certaines Eglises nationalistes américaines.
Son histoire est imbriquée à celle du protestantisme, et on ne peut le comprendre indépendamment des différentes tendances de la Réforme protestante, née au XVIe siècle. Tout au long de l’histoire protestante, il y a eu des phases de « réveil », lesquelles s’expliquent sans doute par le fait que, contrairement à l’Eglise catholique, il n’existe pas chez les protestants de centralité institutionnelle ? d’où une forme de fragilité à le transmettre.