Sur le toit de l’Observatoire de Paris, la coupole blanche surplombe la ville, dans le vent froid de novembre. Au cœur de ce sanctuaire scientifique, datant de Louis XIV, l’immense télescope pointe vers le ciel. L’astrophysicien Ludovic Petitdemange, 42 ans, guide sans hésitation, avec rapidité et agilité, malgré la neuropathie optique de Leber, maladie génétique dont il est atteint. Altérant le fonctionnement du nerf optique et la transmission des informations de l’œil au cerveau, elle le prive d’une vision centrale précise qui rend difficile la lecture, mais lui laisse encore une vision périphérique lui permettant de se déplacer en terrain connu.

Elle lui vaut une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Pour exercer sa profession, ses outils sont les « algorithmes » : « Les mathématiques sont mes yeux pour comprendre les étoiles et les planètes », explique ce chercheur au Laboratoire d’instrumentation et de recherche en astrophysique (LIRA), une unité du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il doit son aisance à sa parfaite connaissance des lieux, maintes fois arpentés depuis son arrivée, en 2011.

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