Ce n’est pas allongé sur le divan d’un psychanalyste, mais assis confortablement dans le fauteuil d’un café parisien que Charles Dantzig se livre de bonne grâce à l’examen de ses obsessions. Parmi elles : la tyrannie. Elle est au centre de ce que l’éditeur et écrivain appelle la « Basse Période », celle dans laquelle nous serions, marquée par le déclin des démocraties occidentales. « Mon opposition à la tyrannie remonte à l’enfance, elle est viscérale. J’étais très réfractaire à l’idée de pouvoir et de domination », explique celui qui vient de publier Inventaire de la Basse Période. Il ajoute : « Ce qui m’étonne, c’est qu’on puisse ne pas s’y intéresser. »

Son obsession trouve également ses racines dans sa détestation des clichés et des lieux communs. A 7 ans, Charles Dantzig, « enfant athée » né dans une famille bourgeoise et catholique modérée, pestait déjà contre les idées reçues qui circulaient dans son entourage. Pour ne surtout pas faire comme ses parents – son père était professeur de médecine et sa mère médecin –, il entreprend des études de droit et passe son doctorat. « Ces études me laissaient le temps de lire, se justifie-t-il, et j’ai refusé la prépa littéraire, car je ne voulais pas qu’on me dicte ce que je devais penser de Marcel Proust. » La « meilleure décision de [sa] vie », affirme-t-il. Il le revendique, ce sont ses livres qui l’ont fait.

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