Les candidatures pour le premier tour des municipales sont désormais officiellement déposées. Si la grande majorité des 34 953 communes françaises sont déjà assurées d’avoir un maire et un conseil municipal à l’issue du scrutin, 75 municipalités n’ont enregistré aucune candidature. Aucun vote ne pourra donc s’y tenir les 15 et 22 mars.

Ce chiffre est relativement stable par rapport aux élections précédentes – 64 communes concernées en 2014 et 106 en 2020. Et comme souvent, les petites communes sont les premières touchées. Toutes comptent moins de 1 500 habitants ; les trois-quarts dénombrent même moins de 500 âmes.

Deux communes seulement avaient déjà connu la même situation en 2020 : Dompierre-les-Tilleuls, dans le Doubs (291 habitants), et Orbigny-au-Mont, en Haute-Marne (138 habitants). Pour toutes les autres, la situation tranche avec le dernier scrutin, où au moins une liste avait été présentée. Les territoires les plus concernés sont la Polynésie française (7 communes), la Haute-Saône et le Doubs (5 communes chacun).

Le manque d’attractivité de la fonction locale, avec des contraintes administratives et financières de plus en plus pesantes, est souvent pointé du doigt pour expliquer la difficulté à trouver des candidats. Mais la réforme de 2025 des modes de scrutin a pu aussi y contribuer, comme le pointe le politologue et directeur de recherche au CNRS, Romain Pasquier. En effet, les listes présentées doivent désormais être complètes et respecter la parité dans l’ensemble des communes, alors que cette exigence était jusqu’alors limitée aux plus peuplées (plus de 1 000 habitants).

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